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AVIA U PRUGETTU DI PARTE IN SVIZZERA DA TRAVAGLIÀ PER UN GRANDE GRUPPU ORILLOGIAIU, MA A PANDEMIA DI COVID-19 HÀ CAMBIATU UN POCU STA VIA. TANDU, À 25 ANNI, JEAN-DOMINIQUE LE MEUR HÀ DECISU DI FRANCÀ U PASSU : METTE IN BALLU A SO PROPRIA ATTIVITÀ IND’U SO PAESE D’A SULINZARA, « A SO PICCULA IMPRESA », CUM’ELLU A DICE ELLU. HÀ VULSUTU FÀ E COSE BÈ, RIPIGLIENDU ANCU STUDII DI GESTIONE D’IMPRESA À L’IAE, IN CORTI, ALLORA CH’ELLU VENIA D’ACQUISTÀ U SO DIPLOMA IN ORILLUGERIA. SENZA PRUVÀ ÙN SI PÒ RIESCE, QUESSA L’HÀ CAPITA STU GIUVANOTTU AGGALABATU È PASSIUNATU ASSAI DA U SO MISTIERU. DI A SO CAMERA ZITELLINA NE HÀ FATTU U SO ATTELLU INDUV’ELLE SÒ NATE E SO PRIME CREAZIONI. SEMPRE À L’ORA, HÀ RISPOSTU À E NOSTRE DUMANDE, À U FILU D’UN BELLU SCONTRU…

Prupositi racolti da Petru Altiani

Jean-Dominique Le Meur, qu’est-ce qui vous a incité à vous former à l’horlogerie ? 

J’avais 11 ou 12 ans quand je suis tombé amoureux de l’horlogerie. Je ne comprenais pas pourquoi certaines montres étaient des objets de valeur sans être en métaux précieux, et j’ai appris que ces dernières n’avaient pas besoin de piles pour fonctionner. Ça m’a interpellé et j’ai fait mes petites recherches, j’ai alors découvert ce qu’était un mouvement (mécanisme, ndlr) de montre, c’est là que j’ai mis le doigt dans l’engrenage.

Mon parcours de formation est assez atypique : j’étais à l’internat pour un Bac STI Électronique au lycée Paul-Vincensini à Montesoru, et puis j’ai découvert un cursus de Bachelor en Ingénierie Micromécanique Horlogère à la Haute-École Arc de Neuchâtel. J’ai passé le concours d’entrée et j’étais retenu sous réserve d’obtention de mon baccalauréat. 

À 17 ans, je suis donc parti en Suisse pour cette formation et me suis rendu compte que j’allais finir derrière un ordinateur avec assez peu de pratique à la clé. Je me suis alors réorienté vers un cursus de Bachelor en Conservation des biens du patrimoine, avec une spécialisation pour les objets techniques, scientifiques et horloger, et enfin un Master en Conservation-Restauration des Biens du Patrimoine Horloger toujours à la Haute-École Arc de Neuchâtel, en Suisse ; cette formation comporte une plus grande partie pratique qui a mieux satisfait mon besoin de « mettre les mains dedans ».

En rentrant de Suisse, j’ai fait une formation professionnalisante en Horlogerie au centre P2R Formations à Besançon, pour vraiment compléter mon profil et repartir travailler en Suisse.

À 25 ans, comment avez-vous eu le déclic pour créer votre propre activité ?

Finalement, c’est le Covid-19 qui a tout bousculé, puisque je n’ai pas pu repartir en Suisse à cause de cela. Comme tout le monde, je pensais que ça serait l’histoire de trois mois et me suis dit que j’avais alors le temps pour travailler sur un projet qui me tenait à cœur.

Au début, j’ai simplement dessiné les cadrans, la montre, etc. 

J’ai trouvé les dessins tellement beaux que je me suis dit qu’il fallait que je tente d’en obtenir un produit fini.

J’ai alors commencé à réaliser les dessins techniques, à rechercher les industriels pour me fournir les pièces détachées et produire le cadran selon mes plans et codes Pantone. Finalement, mon projet m’a pris plus de temps que prévu et au bout de six mois environ, j’assemblais la première montre Chronograph Regatta.

Vers novembre, j’ai eu la chance d’être assez médiatisé sur mon projet et tous les chronographes de Régate ont trouvé preneur. J’ai fait le choix de ne pas me rémunérer et d’investir l’intégralité de ce que j’avais pu gagner dans de l’équipement afin de pouvoir lancer ma propre marque de montres : les montres LE MEUR.

En quoi était-ce important pour vous de vous installer dans votre village de Sari Solenzara ?

Au-delà de l’attachement viscéral que je peux avoir pour mon village, il faut savoir que le choix ne m’était pas laissé dans la mesure où, mon activité ne me permettant pas dans l’immédiat d’avoir mon propre local, j’ai simplement fermé et aménagé la terrasse de ma chambre d’enfant en un atelier de création horlogère.

Mais je trouverais magnifique de pouvoir vivre de ma passion ici, et de ne plus avoir besoin de choisir entre ma passion qui m’avait amené à partir en Suisse et ma famille et amis ici en Corse.

Quels types de montres fabriquez-vous ?

La première collection était composée de chronographes de Régate en édition limitée. Aujourd’hui, j’ai déposé la marque Le Meur et j’espère lancer chaque année un nouveau modèle pour enrichir ma gamme.

Chacune des montres Le Meur a été dessinée par mes soins, des premiers prototypes imprimés en 3D jusqu’au dessin technique final de pré-production. J’assure également la réalisation des cadrans ici à Solenzara et les mouvements (mécanismes horlogers, ndlr) sont, pour leur part, suisses.

Chaque montre est assemblée, réglée et testée par mes soins, et chacune est numérotée et garantie 2 ans.

Quel est votre produit phare et ses spécificités ? 

Le produit phare des montres Le Meur cette année, c’est le modèle A PrimaCette première née des montres Le Meur est un modèle élégant et polyvalent, proposé en 4 coloris et animé par un mouvement suisse. Le cadran réalisé par mes soins est abrité dans un boîtier en acier inoxydable étanche à 100 mètres et protégé par un verre saphir très résistant aux rayures. 

L’idée est de proposer une montre originale et durable, le tout à partir de 1 495€. D’ailleurs, j’offre également la possibilité de personnaliser les montres, aussi bien au niveau de la couleur et des inscriptions du cadran, qu’au niveau du dos de la montre grâce à une gravure laser de haute précision. Ainsi, pour moins de 2 000€ on peut obtenir une montre unique et porteuse de sens, que ce soit pour satisfaire ses goûts ou pour marquer une grande occasion.

Il y a également une version ultra premium de ce modèle A Prima…

Combien mettez-vous de temps pour fabriquer un exemplaire de ce produit phare ?

D’abord, il y a des mois de travail acharné en pré-production, c’est-à-dire toute la partie conception, dessin technique, design, recherche de méthodes de réalisation, perfectionnement des techniques afin d’obtenir le résultat recherché. À dire vrai, je suis dessus jour et nuit depuis décembre.

Ensuite, la partie réalisation du cadran, de la gravure, assemblage, réglage, tests, prend une quinzaine de jours entre la première étape et l’obtention d’un produit fini. J’ai estimé ma capacité de production annuelle à environ 60 montres, jusqu’à 80 si je fais de gros sacrifices au niveau de ma vie privée. Mais lancer une activité n’est jamais une chose facile.

Avez-vous à faire à des amateurs, une clientèle locale ou plutôt extérieure à l’île ?

J’ai eu la chance d’être accueilli par le public avec énormément de bienveillance. J’ai reçu beaucoup d’encouragements et de félicitations. Une chose unique était également le fait que j’ai pu rencontrer presque tous mes clients en personne et que cela a été l’occasion pour moi d’échanger avec eux et ainsi d’en apprendre beaucoup sur leurs attentes. Parmi les acheteurs des chronographes de Régate, il y a eu des collectionneurs très avertis, qui possèdent des collections prestigieuses, des personnes qui veulent encourager le « Fattu In Corsica », des parents qui veulent offrir la première « vraie montre » pour les 18 ans ou le Noël de leurs enfants, des gens pour qui cette montre est devenue leur « belle montre », celle que l’on met pour aller au restaurant…

La majorité des montres se trouve sur l’île de Beauté, mais pour une petite vingtaine, elles sont parties aux États-Unis, en Espagne, en Suisse, en France… Ça me fait drôle quand j’y pense. En tout cas, j’ai vraiment été très touché par les nombreux encouragements que j’ai pu recevoir.

Avec quels outils exercez-vous ?

Les outils de l’horloger bien entendu : brucelles, tournevis de précision, soufflette, le fameux Rodico pour ceux qui connaissent, et puis toute la panoplie habituelle qu’il serait trop long de citer ici ; potences à chasser, à river, à sertir, à poser les aiguilles, etc. Et pour la phase de test, il y a le chrono-comparateur, c’est-à-dire l’électrocardiogramme de la montre, et les machines de test d’étanchéité.

L’horlogerie est une discipline formidable dans laquelle quasiment chaque opération nécessite un outil dédié.

Cependant, le fait que je sois la personne qui dessine, réalise et assemble les montres m’amène à utiliser des outils de précision qui ne se retrouvent normalement pas dans un établi d’horloger, par exemple une imprimante 3D résine pour l’impression des prototypes, une graveuse laser de précision pour réaliser les gravures et les plaques de tampographie, une machine de tampographie pour peindre avec précision les cadrans, un aérographe professionnel également pour les cadrans, ou encore une micro-sableuse de précision que j’utilise pour des recherches de textures…

Quelles sont les marques que vous admirez le plus ? 

Je suis bien entendu admiratif des grandes maisons horlogères réputées comme Patek Philippe, Blancpain, Rolex, Oméga… Mais je dois avouer que les maisons horlogères qui m’émerveillent le plus sont un peu plus confidentielles, A. Lange & Söhne, H. Moser & Cie, mais aussi des horlogers incroyables comme Pascal Coyon, Romain Gauthier, Vianney Halter, et également Kari Voutilainen. Leurs pièces sont simplement magnifiques ! On est vraiment dans ce que je considère comme la perfection en termes d’exécution.

Quel est votre regard sur votre secteur d’activité dans l’île et à l’extérieur ?

Aujourd’hui, nous avons une grande communauté de passionnés d’horlogerie en Corse ; la montre est un peu le seul bijou de l’homme de nos jours, et je pense qu’un horloger créateur comme moi peut trouver sa place ici.

Après tout, j’entends souvent une certaine lassitude de la part des amateurs d’horlogerie concernant des montres haut de gamme qui finalement deviennent trop communes car ils en croisent 10 par jour. Les montres Le Meur seraient l’occasion pour eux d’avoir un produit plus exclusif, voire même une pièce unique et personnalisée.

Quels sont vos projets ?

Mes projets finalement sont assez simples : je souhaite que cette première montre LE MEUR, le modèle A Prima, soit disponible au cours de l’été. Si ce modèle est un succès, je souhaiterais quitter ma chambre d’enfant, m’installer dans un local dédié et commencer à vivre de cette activité. Et bien sûr j’aimerais enrichir ma gamme chaque année avec un nouveau modèle pour ainsi proposer toujours plus de choix.

À terme, j’aimerais pouvoir créer de l’emploi avec un horloger à mes côtés ainsi qu’un chargé de communication/marketing. Cela me permettrait de mieux me concentrer sur la partie création horlogère, conception et réalisation des montres et pourquoi pas accueillir des jeunes insulaires passionnés pour des stages, voire même essayer d’être accrédité pour pouvoir accueillir des apprentissages.

Ainsi, les passionnés d’horlogerie pourraient découvrir cet univers sans pour autant avoir à partir à 800 km de chez eux, avec tout le pendant émotionnel, logistique et financier que cela implique.

Per sapè ne di più : www.montreslemeur.com 

Quatre ans seulement après avoir été rétrogradé en N3, le SCB retrouvera la ligue 2 dans quelques semaines. Un retour gagnant et un titre de champion de National largement mérités, résultat d’une mobilisation sans failles et d’un remaniement en profondeur du fonctionnement du club. Le match ne fait que commencer. 

Il y a d’abord la joie, que l’on imagine immense mais que le président du SCB Claude Ferrandi veut contenue. « Bien sûr que nous sommes heureux de ces résultats. C’est la satisfaction du travail accompli, de l’engagement de toute une équipe récompensée même si on sait que ce n’est pas une finalité en soi. Le chemin est encore long. » Réaliste, pragmatique, sans surprise, l’entrepreneur se dit fier aujourd’hui d’avoir initié une construction. De nouvelles bases pour un club qui n’a eu de cesse de jouer avec les nerfs de ses supporters, et pas seulement sur le terrain sportif. 

« L’arrivée dans le monde professionnel va être compliqué. Tout ce qu’on a vécu jusqu’à présent a été très compliqué. Donc nous nous préparons comme si le plus dur restait à faire. » Pourtant, le club a entamé sa mue y compris et peut-être même surtout concernant l’assainissement de son fonctionnement et de ses finances. L’idée fixe est de ne surtout pas reproduire les errements du passé. « L’important aujourd’hui est d’apporter une stabilité au club. Et d’apprendre de nos erreurs. En ce sens, nous souhaitons une étroite collaboration avec l’ensemble des composantes du club avec au-delà du consensus, une gouvernance plus réfléchie et partagée. » Une gestion vertueuse qui passe en partie par la création d’une société commerciale avec pour objet l’intérêt collectif (SCIC) dans laquelle 1 personne égale 1 voix en assemblée générale. Au sein de la SCIC, 5 collèges réunissent les différents « membres » du club : fondateurs, acteurs économiques, supporters, salariés et anciens licenciés et collectivités avec un droit de vote et un capital bien distincts. En clair, les droits de vote sont fixes quel que soit l’apport au capital. « Le principe directeur est de redonner confiance à nos partenaires ainsi qu’aux supporters avec une structure qui se veut la plus transparente possible. Nous souhaitons partager la destinée du club avec le plus grand nombre sur un modèle participatif s’agissant des points stratégiques : les finances, la commercialisation, l’exploitation du stade ou encore les aménagements. Le sportif relevant de la seule responsabilité de la direction générale. » Une organisation inédite dans le monde du foot professionnel qui n’est pas sans rappeler le club espagnol du FC Barcelone et de ses très actifs socios. 

Club et associés 

Justement, Anthony Luciani, ancien président des socios, membre fondateur de Testa Mora 92 et initiateur de la webtv Minenfootu revient sur cette évolution. « Sous ma mandature, les supporters ont récolté plus de 230 000 euros pour le club et depuis, l’enveloppe a encore grossi. Nous avons intégré la SCIC et c’est un véritable changement dans la façon même d’appréhender les choses. Un exemple, nous sommes bien plus sereins face à la DNCG, le gendarme financier du foot. Avant, l’angoisse grandissait quand juin arrivait ! » Si la passion est présente depuis toujours, cette parenthèse des quatre ans aura été très particulière pour Anthony. « Retrouver le monde professionnel a été l’essence de notre combat. Certaines grosses villes comme Rouen, Toulon ou Cannes n’ont jamais retrouvé l’élite. Pourtant, je garde des souvenirs magnifiques comme lorsque le Sporting a joué avec le maillot socio pour un match retransmis à la télé. C’était il y a trois ans. J’y ai donné le coup d’envoi devant plus de 10 000 personnes. C’est peut-être l’un des plus beaux jours de ma vie. Il faut dire que l’engouement n’a jamais faibli. En amateur, on jouait devant 5 000 personnes. L’équipe se transcende forcément. Sur le continent, j’ai vu des rencontres réunissant une trentaine de spectateurs… Et puis, il faut aussi rendre hommage aux dirigeants qui ont rendu tout cela possible ; qui ont permis à la SCIC de se créer et de la faire vivre. »

« Nous avons conscience qu’un club n’est pas une entreprise comme les autres. C’est un bien public qui implique de grandes responsabilités. » Une charge qu’endosse également une vingtaine de communes réparties sur l’ensemble du territoire. Chacune ayant souscrit au capital du club de 2 500 à 150 000 euros pour la seule ville de Bastia. « L’engagement ne se résume pas au simple investissement financier. Un programme pédagogique est élaboré avec ces villes notamment à destination des enfants qui peuvent le temps d’un match accompagner les joueurs sur le terrain en tant qu’Escort Kids ou assister à des interventions des membres du Sporting qui déclinent et expliquent les différentes métiers du football », détaille Claude Ferrandi. 

Acteur du changement 

Plus qu’un club de football, le SCB s’impose désormais comme un acteur économique et social de premier plan avec l’ambition de diversifier ses activités. « Nous avons mis en place des activités connexes et quasi-indépendantes du sport. On souhaite que les finances du club puissent être équilibrées sans le poids et l’incertitude des résultats sportifs. Une rétrogradation ou des droits télé au montant encore incertain ne doivent pas impacter le projet qui n’est pas que sportif. C’est un projet de vie. L’histoire du club est faite de difficultés, cycliques, et de moyens limités, c’est pourquoi nous devons enrayer ces montagnes russes et proposer d’autres axes de développement. »

Ces nouvelles pistes passeront par une agence de communication 360, l’organisation de séminaires, en partenariat avec Corse Incentive, le traditionnel merchandising, des relations renforcées avec l’Université de Corse mais aussi avec les anciens joueurs, le projet d’un musée virtuel et le numérique avec une section e-sport. Un secteur en pleine expansion qui séduit au-delà de la planète foot. « Nous voulons engager des équipes de haut niveau estampillées SCB sur différents jeux comme Fortnite ou Fifa pour les puristes… À titre de comparaison, l’industrie du cinéma représente plus de 90 milliards d’euros de recettes mondiales, l’e-sport a déjà atteint les 150 milliards. C’est pour nous une manière d’attirer d’autres sponsors, d’autres profils, d’autres soutiens pour que le club rayonne. »

Et muscle son budget qui oscillerait entre 7,5 et 8 millions d’euros pour cette saison. Sans surprise, le président qui « découvrira » le monde du football professionnel insiste sur l’objectif principal : la stabilité avec une équipe administrative renforcée qui compte désormais une quinzaine de personnes et un effectif de 18 joueurs avec de nouvelles recrues dont le gardien Johny Placide, le défenseur Kylian Kaïboué ou encore l’international gabonais Lloyd Palun. 

Un nouvel élan pour ce club mythique qui ne laisse personne indifférent dans l’île. Et ailleurs. Anthony Luciani, redevenu simple mais toujours aussi fidèle supporter, a peut-être le début d’une explication à cette fièvre bleue. « Le Sporting est une icône de la Corse. Nous venons de célébrer les 40 ans de la Coupe de France avec une incroyable ferveur. Le SCB, c’est la Corse qui gagne, qui nous rend fier. Il y a des choses qu’on ne peut pas réaliser en politique ou en matière économique mais en sport et en l’occurrence en foot, tout est possible. On peut sur un match rivaliser avec les plus grands. On a déjà battu Paris. » L’enthousiasme n’est jamais loin et n’empêche pas le réalisme pour le prochain championnat, rejoignant ainsi le président Claude Ferrandi. « Le club est encore convalescent. L’essentiel est de pérenniser les acquis avant de penser aller plus haut. » Mais rien n’empêche de rêver, non ? 

INFOS + : 

La campagne d’abonnement a débuté le 15 juin dernier. Le club espère fidéliser entre 7 000 et 7 500 personnes sur les 16 000 places que compte le stade Armand-Cesari. 

Le risque populiste existe bel et bien en France. Et même si les extrêmes ont enregistré des contreperformances lors des élections régionales, marquée par une abstention massive. À l’instar de plusieurs de nos voisins, nous n’échappons pas à cette vague qui traverse les démocraties libérales. À moins d’un an de l’élection présidentielle, Marine Le Pen conforte son potentiel électoral. C’est ce que révèle la dernière vague de l’enquête menée par la Fondapol en avril 2021. 

Par Vincent de Bernardi

Pour le premier tour de l’élection présidentielle de 2022, elle est créditée du potentiel électoral le plus élevé de tous les candidats déclarés ou supposés. Avec un minimum de 10% (« certains » de voter pour la candidate RN) et un intermédiaire de 20% (« certains » ou qui ont « de fortes chances » de voter pour la candidate RN), Marine Le Pen devance largement ses concurrents. Seuls 5% des électeurs sont certains de voter pour Emmanuel Macron quand 16% disent avoir de fortes chances de voter pour lui. Xavier Bertrand voit son potentiel électoral minimum atteindre 3% et son potentiel électoral intermédiaire 11%. 3% des électeurs se disent certains de voter pour Jean-Luc Mélenchon, tandis que 8% déclarent avoir de fortes chances.

Mais au-delà de ces chiffres, cette nouvelle enquête souligne la « disponibilité à la protestation électorale » des classes moyennes et des classes populaires ; la poursuite et l’affirmation de la droitisation de l’opinion, notamment chez les plus jeunes ; une contestation de la représentation médiatique (61% des personnes interrogées estiment que les médias parlent de sujets qui ne les concernent pas) qui vient compléter la crise de la représentation politique déjà observée. Elle met d’ailleurs à jour un lien entre disponibilité à la protestation électorale et les chaînes d’information en continu, les électeurs proches du RN ou de LR étant plus nombreux à s’informer via ces chaînes, même s’il n’est pas possible de réduire leur audience à un monde de droite. Elle fait également le constat que, pour une majorité des personnes interrogées, les partis d’opposition, de droite ou de gauche, n’auraient pas fait mieux s’ils avaient eu à gérer la pandémie mais aussi un attachement à l’Europe qui n’a pas été altéré par la crise sanitaire ; ou encore l’opinion largement très favorable des Français à un mouvement de décentralisation. 

Vote antisystème

À l’approche du scrutin, non seulement l’idée d’une candidature hors des partis n’a pas disparu avec l’expérience du quinquennat d’Emmanuel Macron, mais elle demeure l’hypothèse privilégiée par les électeurs. 55% disent qu’ils pourraient voter pour un candidat ne venant pas des rangs d’un parti politique. C’est bien là l’expression d’une protestation, aux côtés du vote en faveur d’une candidature antisystème (le vote populiste), de l’abstention dont on a vu qu’elle était le signal d’une alerte démocratique et du vote blanc. Cependant, alors que la disponibilité à voter pour une candidature populiste et, dans une large mesure, la propension à s’abstenir, concernent principalement les catégories populaires, le vote pour un candidat qui ne viendrait pas d’un parti est davantage le fait des catégories supérieures. Ils sont plus souvent diplômés de l’enseignement supérieur (60%), appartenant aux CSP+ (60%), aux classes moyennes (57%) plus qu’aux classes populaires (50%) ; artisans, commerçants ou chef d’entreprise (65%), salariés du public (60%) plus que du privé (52%) ; les revenus mensuels de leur foyer sont supérieurs à 3 500 euros (63%) et ils sont plutôt âgés de 35 ans et plus (56%). 

Abstention démocratique

C’est aussi le signe d’un rejet de plus en plus marqué des partis qui ont gouverné tour à tour sous la Ve République, en particulier le PS et LR, qui sont discrédités par les catégories populaires comme par les catégories supérieures. Les catégories populaires optent, elles, pour un vote antisystème, en apportant leur soutien à un parti populiste, ou pour un retrait du jeu politique dans l’abstention. C’est ce qui fait dire à Dominique Reynié, le directeur de la Fondapol, que les partis traditionnels sont en train de perdre la maîtrise de l’élection présidentielle qui était la clé de leur contrôle de la vie politique depuis 1965.

En 2017, la présidentielle a été marquée par une opposition inédite : d’un côté, une candidature hors système, celle d’Emmanuel Macron, sans passé électoral ni parti constitué ; de l’autre, une candidature antisystème, celle de Marine Le Pen, à la tête d’un parti populiste. Ce fut l’avant-goût d’une confrontation qui s’installe au cœur de l’élection présidentielle. Or, depuis l’élimination au premier tour de 2017 des candidats présentés par la droite et la gauche traditionnelles, la défiance à l’égard des partis n’a cessé de s’accentuer. 

Le prisme des primaires 

Les partis défaits, depuis 2012 pour la droite et depuis 2017 pour la gauche, ne sont pas parvenus à retrouver le soutien de l’opinion. Leur impopularité obère les chances de succès des candidats qu’ils choisissent, dès lors qu’ils parviennent à les choisir.

Les primaires ont montré, il y a cinq ans, que lorsqu’elles étaient « identitaires » et non électorales, elles ne sélectionnaient pas le meilleur pour gagner mais le plus à même de satisfaire son propre camp. Or, une élection présidentielle ne fonctionne pas comme ça. 


C’est l’été, cuvée 2021, c’est l’été sans masque en extérieur, c’est l’été vacciné plus plus.

C’est la fête de la musique, Justin Bieber invité à l’Élysée, ça donne le ton !

Il fait depuis plusieurs jours une ambiance subsaharienne ici, on dégouline, la préfecture annonce une pollution aux particules fines. 

Celui que rien n’arrête sur son chemin, c’est l’insulaire Lambert Santelli qui remporte le record du GR20 en 3h25 pour parcourir 180 km. Et qui on est ? 
Pour l’autre sport insulaire, les bons citoyens se sont dirigés vers les urnes. 

En Corse, c’est toujours la tendance nationaliste qui tient haut la barre. Gilles Simeoni élu au second tour à la majorité absolue. 
Scènes de joie dans les rues de Bastia et d’Ajaccio.
Beaucoup de monde dans les rues, bandere corse et le répertoire des années 70 de Canta revisité. Evviva ! 
Ces chants entonnés comme un air de nostalgie de l’époque du Sporting Club bastiais, SCB, seuls les vrais savent que l’on prononçait « SCEUBEU » voir « U ZCEUBEU », de l’ouverture de l’université de Corte et des tee-shirts Fruit of the Loom flanqués d’un « Università di Corti », des paillotes d’antan qui étaient des petits cabanons et des polos (glaçons à l’eau) à l’orange et à la menthe givrée, d’un jukebox où l’on mettait des pièces scrutant minutieusement ce vinyle qui doucement se posait sur la platine. 
Je suis donc cette enfant de cette terre qui a connu les villages bondés l’été, des Corses qui arrivaient du continent sur leur île, des vieilles grands-mères et grands-tantes le fichu noir sur la tête, de ces femmes en noir qui pleuraient les leurs et leurs bras qui te serraient fort : « È tu qualè si », « Di qualè si » : « Et toi qui es-tu ? », « À quelle famille tu appartiens ? »

Tout était dit ! 

Il y avait le bal du village, des villages voisins, du 14 juillet, du 15 août, des orchestres ou des DJ nustrali, le passo, le tango pour les plus vieux. Mais quel âge avaient-ils ces vieux dont aujourd’hui je parle, sans doute l’âge duquel je m’approche ! Les autres sont toujours vieux quand on a 10 ans ou 20 ans. 
Ah ! La Corse di a nostra ghjuventù. La madeleine de Proust qui sent le sel des baignades tardives sur les plages préservées, les rivières qui coulaient à flots (quoique l’enneigement de cet hiver nous a réservé un grand débit dans la Restonica cette année), le prizuttu au gras bien rosé, le saucisson d’âne n’était pas mentionné à la carte des restaurants non plus ! Clin d’œil ! 
Pour ce nouvel été qui s’annonce, le 9 juillet les discothèques rouvrent, boule à facettes, c’est vraiment l’été alors ! 
QR code vaccin, PCR et antigénique 
Attention à la fermeture des portes et c’est parti ! 
Nouvelle saison, les plats plus riches de l’hiver feront place aux légumes et fruits frais d’été, tomates presque mûres dans les jardins, courgettes, aubergines et la ligne haricot vert sur les plages est plus que prisée à en voir les photos des couvertures des magazines comme chaque année ! 
Vous aurez droit au rosé en apéro, les bons cavistes corses ont des noms de bons crus à proposer. 
C’est l’été, punto e fine. 
Faudra en profiter, à la rentrée, personne ne sait à quelle sauce on sera mangé : anglaise, indienne comme les fameux variants ! 
Bref, vous savez ce qu’il vous reste à faire :
SCIALATEVILA! 

Conçues par Robin Renucci, les Rencontres Internationales de Théâtre en Corse sont depuis 23 ans le temps fort de L’Aria et des villages de la vallée du Giussani.

Chaque année, pendant quatre semaines, dans les communes de Mausoleo, Olmi Cappella, Pioggiola et Vallica, au cœur du Parc Naturel Régional de Corse, près d’une centaine de stagiaires, comédiens ou techniciens, encadrés par des formateurs confirmés, metteurs en scène, artistes, techniciens, sont ainsi invités à travailler sous la direction de Serge Nicolaï à l’élaboration d’une dizaine de spectacles, mêlant œuvres contemporaines et classiques.

Pour cette 23è édition parrainée par Philippe Caubère, ils seront également entourés par Adeline Guillot, Olivier Letellier, Marie Payen et François Rancillac.

Les créations issues des ateliers réalisés sur place par des participants venus de divers horizons, comédiens, techniciens, amateurs et professionnels seront présentées au public Du 7 au 14 août .

Parmi les spectacles seront présentés : « Où les mots se disent » d’après « Lettres non-écrites » de David Geselson dirigé par Adeline Guillot, « Les Règles du jeu » de Yann Verburgh  dirigé par Olivier Letellier, « Le malade imaginaire » de Molière dirigé par Marie Payen, « Une commune  (épopée ouvrière)» de Guillaume Cayet dirigé par François Rancillac.

Tous les jours également des spectacles, rencontres et ateliers pour le public : danse populaire, lecture à voix haute, chant, cirque parents/enfants… et pratique théâtrale destinés à tous seront proposées au public.

Informations et programme complet sur:

https://www.ariacorse.net

Mercredi 5 mai, plusieurs centaines de personnes ont répondu à l’appel de l’association Inseme et se sont retrouvées devant les grilles de la Préfecture de Corse à Ajaccio. La raison de cette mobilisation : le désengagement de l’Etat par rapport à  la prise en charge du second accompagnateur d’un enfant malade devant se rendre sur le continent. Cette promesse de financement devait être formalisée à travers un décret qui ne verra finalement pas le jour. Ce qui devait être simple, automatique, et pérenne reste une démarche ardue et soumise au bon vouloir de la puissance publique. La présidente de l’association, Laetitia Descoin-Cucchi ne perd pas espoir et souhaite un changement de législation.

Le 5 mai prochain marquera le bicentenaire de la mort de Napoléon. Un anniversaire et des commémorations qui ont déjà fait couler beaucoup d’encre. Visionnaire, misogyne, autoritaire, génie militaire et politique, dictateur rétablissant l’esclavage. Napoléon est tout cela à la fois. C’est justement cette complexité qu’il faut étudier dans son entièreté. Sans complaisance ni relecture historique. Ou récupération politique. Alors que les experts se déchirent sur la figure et l’héritage de l’Empereur, dans cette bataille d’arguments plus ou moins excessifs, un livre brosse un portrait  nuancée, non conventionnel de Bonaparte : « Napoléon, punk, dépressif…Héros » signé Philippe Perfettini aux éditions des Equateurs.

Pour cette nouvelle émission, Caroline Ettori reçoit Jean-Jacques Panunzi, sénateur de Corse du sud Revue de Corse, une émission réalisée en partenariat avec Paroles de Corse et Corse Net Infos. Chaque semaine, Félix Bonardi et son équipe reviennent sur les moments forts de la planète foot !