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L’épargne ne connaît pas la crise

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La pandémie n’aura pas mis de frein à l’épargne des foyers insulaires. En effet, ils sont 58% à affirmer avoir mis autant d’argent de côté qu’avant la déclaration de la pandémie. Par ailleurs, 17% du panel déclarent avoir épargné plus qu’à l’accoutumée contre 23% qui à l’inverse ont moins économisé. Les plus jeunes, âgés de moins de 35 ans (24%) et les CSP+ (26%) se montrent les plus raisonnables alors que les femmes sont les plus constantes. Elles sont ainsi 58% à avoir épargné autant d’argent qu’avant mars 2020. 

Et la fin des restrictions ne semble pas motiver les personnes interrogées à casser leur tirelire. Plus précisément, les plus de 50 ans (75%) et les inactifs (76%) restent les plus prudents alors que les moins de 35 ans sont plus enclins (33%) à piocher dans leur épargne. 

Réflexe de prudence ou question de confiance

Ces tendances ne correspondent pas tout à fait aux analyses nationales menées par la Banque de France, l’Insee et l’OFCE. Il a été établi que l’épargne des ménages est en forte hausse depuis la crise sanitaire du Covid-19. Les économistes de l’Observatoire français des conjonctures économiques ont calculé qu’en 2020 et 2021, les Français auront épargné environ 160 milliards d’euros. À titre de comparaison, le montant épargné au second semestre 2019 s’établissait autour de 33 milliards d’euros. Une grande partie de cette hausse s’explique par une épargne forcée du fait des restrictions sanitaires et de l’arrêt de certains secteurs d’activités ainsi que par une réaction de prudence des ménages face aux incertitudes économiques et financières. Néanmoins, la sortie de la pandémie pourrait changer la donne. Plus que jamais, la clef de la reprise se trouve entre les mains du consommateur et un élément sera déterminant dans l’équation tant sur le plan sanitaire qu’économique : la confiance. 

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